Le premier ministre Harper se félicite du resserrement de la coopération avec la Nouvelle-Zélande
avril 14, 2010

OTTAWA – À la suite des rencontres qu’il a eues aujourd’hui à Ottawa avec son homologue de la Nouvelle-Zélande John Key, le Premier ministre Stephen Harper s’est félicité du renforcement de la coopération dans les domaines de la non-prolifération nucléaire, de la recherche polaire scientifique et des échanges interpersonnels.
 
« La visite d’aujourd’hui est l’occasion de renouveler les liens historiques qui unissent le Canada et la Nouvelle-Zélande. Ces liens sont forts et en plein essor, a déclaré le Premier ministre. La Nouvelle-Zélande est depuis toujours un ami loyal du Canada et c’est pour nous un honneur d’accueillir la première visite en onze ans d’un premier ministre de ce pays. »
 
Le Premier ministre s’est félicité de l’annonce faite par la Nouvelle-Zélande qui appuiera un projet canadien destiné à renforcer la sécurité des matières nucléaires dans six installations russes. La Nouvelle-Zélande y contribuera en assurant la sécurité matérielle de l’équipement à un grand centre russe et en empêchant mieux le trafic illicite des matières nucléaires.
 
« Le Canada est fier d’œuvrer avec la Nouvelle-Zélande et d’autres pays aux vues similaires pour réduire les risques de voir des armes nucléaires tomber entre les mains de terroristes, a ajouté le Premier ministre Harper.  Conformément aux engagements que nous avons pris dans le cadre du G8, nous continuerons de lancer des initiatives susceptibles de réduire la propagation des armes de destruction massive et des matières connexes. »
 
Au cours de leurs entretiens, les premiers ministres ont en outre convenu de développer la recherche scientifique dans les régions de l’Arctique et de l’Antarctique, et de créer des bourses d’études pour faciliter les échanges bilatéraux entre politiciens, gens d’affaires et universitaires.
 
 

Note d’information
INITIATIVES DU CANADA DANS LE CADRE DU
PARTENARIAT MONDIAL DU G8


La possibilité que des groupes terroristes ou des pays suscitant des préoccupations sur le plan de la prolifération puissent avoir accès à des armes de destruction massive ou à des matières et à des connaissances qui leur permettraient de créer de telles armes menace véritablement la sécurité nationale et internationale.
 
Reconnaissant cette menace, le Canada a pris l’initiative, au sein du G8, de lancer une nouvelle approche plus concrète pour la réduction concertée de la menace.
 
Au Sommet de Kananaskis en 2002, les membres du G8 se sont unis pour lancer le Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes. Plus de 20 milliards de dollars américains ont été annoncés pour ce programme au cours d’une période de dix ans. À titre de président du G8 en 2002, le Canada avait renforcé son rôle de chef de file dans l’initiative en engageant un montant d’un milliard de dollars sur dix ans à compter de 2003.
 
Le Programme de partenariat mondial (PPM) du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international coordonne la participation du Canada au Partenariat mondial du G8. Jusqu’à maintenant, le PPM a dépensé plus de 640 millions de dollars du milliard de dollars promis en 2002. De ce montant, plus de 330 millions de dollars servent à augmenter la sécurité nucléaire de la Russie et des autres pays de la région par l’accroissement de la sécurité matérielle des installations et du transport des matières nucléaires, par le renforcement de la capacité à la frontière d’empêcher le trafic illicite de matières nucléaires et par le démantèlement des sous-marins nucléaires déclassés de la Russie.
 
Le PPM accroît actuellement ses activités nucléaires dans le monde entier grâce aux initiatives suivantes :
 

Amélioration de la sécurité nucléaire en Russie

Le Canada poursuivra la mise en œuvre de plusieurs projets évalués à 105 millions de dollars canadiens et visant à accroître la sécurité des matières nucléaires russes. Parmi les principales activités, notons les indispensables améliorations à la sécurité matérielle de six grandes installations nucléaires, la fourniture de véhicules spéciaux visant à assurer le transport sûr et sécuritaire des matières nucléaires entre les installations russes ainsi que la restauration et le remplacement du générateur thermoélectrique radio-isotopique (doté de sources de chaleur radioactives) par des panneaux solaires qui alimenteront les phares le long de la côte est de la Russie.
 
Le Canada poursuivra également ses travaux visant à décharger le carburant de sous-marins nucléaires dans l’Extrême-Orient russe et à les démanteler. Un montant de 15,7 millions de dollars canadiens est prévu pour le démantèlement de deux sous-marins nucléaires dans l’Extrême-Orient russe et le déchargement du carburant de trois autres sous-marins nucléaires.
 

Le Mexique et le Vietnam

Le Canada contribuera à l’élimination de l’uranium très enrichi du Mexique et du Vietnam en appuyant la conversion de deux réacteurs nucléaires pour que ceux-ci puissent utiliser de l’uranium faiblement enrichi, une matière inutilisable dans un dispositif nucléaire explosif.
 
Le Canada versera des fonds à la Global Threat Reduction Initiative (initiative d’atténuation de la menace mondiale) du Département américain de l’Énergie pour ces deux projets. Les fonds canadiens (5 millions de dollars pour le projet mis en œuvre au Mexique et 3 millions de dollars pour celui réalisé au Vietnam) serviront à des activités liées à la conversion, aux systèmes de protection matérielle ainsi qu’au transport du combustible nucléaire dans un endroit d’entreposage sûr et sécuritaire. Il s’agit respectivement du cinquième et du sixième projet de coopération entre le Programme canadien de partenariat mondial et la Global Threat Reduction Initiative. L’initiative mexicaine a été annoncée dans une déclaration trilatérale (Canada–États-Unis–Mexique) au cours du Sommet sur la sécurité nucléaire tenu le 13 avril.
 

Rapatriement aux États-Unis de l’uranium hautement enrichi (UHE) de Chalk River
 
Le Canada conserve aux Laboratoires nationaux de Chalk River une quantité importante d’UHE usé d’origine américaine. Or, le Canada et les États-Unis ont convenu de coopérer au rapatriement de cet UHE américain de 2010 à 2018, qui sera converti en une forme inutilisable dans la fabrication des armes nucléaires. Le renvoi de l’UHE usé aux États‑Unis contribuera à la sécurisation de l’inventaire et entraînera des économies importantes de gestion à long terme au Canada. 

L’appui financier du gouvernement à ce projet, à hauteur de 65 millions de dollars, proviendra du budget actuel de son Programme des responsabilités nucléaires historiques. L’initiative a été annoncée le 12 avril au Sommet sur la sécurité nucléaire.
 

Séminaire sur la sécurité nucléaire

Le Canada offrira une contribution de 20 000 dollars canadiens à titre de co‑parrain d’un grand séminaire international sur les meilleures pratiques de recrutement, de formation, de déploiement et d’exercice de gardes nucléaires qui se déroulera du 14 au 18 juin à Collingwood, en Ontario. Le séminaire est organisé par la World Institute of Nuclear Security, ONG basée à Vienne et vouée au renforcement de la sécurité nucléaire. L’Institut facilite l’échange et la promotion des meilleures pratiques entre les experts en sécurité nucléaire, les gouvernements, les organisations internationales et l’industrie nucléaire.
 
On se penchera sur les meilleures pratiques de sécurités appliquées par les gardes pour la protection des installations qui abritent des matières nucléaires. Cent experts de l’industrie nucléaire du monde entier s’y rassembleront pour tenir des débats et des séances de formation afin d’améliorer la sécurité de l’industrie.
 

Formation sur la sécurité nucléaire et d’autres instruments de non-prolifération

Le communiqué du Sommet sur la sécurité nucléaire appelle les états à adhérer aux principales conventions sur la sécurité nucléaire, à appliquer leurs dispositions et à aider d’autres États à emboîter le pas. Dans le cadre du Programme de partenariat mondial, le Canada élaborera de nouveaux projets liés à la formation juridique, réglementaire et pratique menés dans divers pays, mais surtout dans les Amériques, afin d’appliquer de façon stricte les instruments en vigueur. L’action menée s’inscrira dans le cadre des instruments de non-prolifération et de désarmement pertinents, dont  le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN). Le Canada a déjà co-animé des séminaires régionaux sur le TICEN en Jamaïque et au Mexique.

 

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