IL ANNONCE DES MESURES EN VUE DE POURSUIVRE LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DANS LE NORD CANADIEN
BAKER LAKE, NUNAVUT – Le Premier ministre Stephen Harper a visité aujourd’hui la très fructueuse mine d’or Meadowbank et il s’est engagé à poursuivre le développement économique dans le Nord canadien.
« Notre gouvernement reste concentré sur l’économie, la création d’emplois et d’opportunités, d’un océan à l’autre, a déclaré le Premier ministre. Le Nord canadien offre beaucoup de potentiel sur le plan économique et de grands innovateurs continuent à saisir des occasions de développement porteuses de retombées économiques concrètes et d’emplois à long terme pour les résidents locaux. »
Le Premier ministre a aussi annoncé un soutien en vue de l’établissement d’un bureau pour la Chambre des Mines des T.N.-O. et du Nunavut à Iqaluit. Ce bureau aidera à répondre aux besoins de l’industrie minière qui se développe dans le territoire et de promouvoir l’industrie minière du Nunavut à travers le monde. Ce bureau permettra aussi de faire la promotion des possibilités d’emplois qu’offre le secteur minier auprès des étudiants et des pratiques responsables à l’égard de l’environnement au niveau du développement de l’exploitation minière et minérale.
Le Premier ministre a aussi souligné que le Programme de géocartographie de l’énergie et des minéraux (GEM) du gouvernement continuait à produire des cartes géophysiques qui aident les sociétés canadiennes à repérer les riches gîtes minéraux, ce qui réduit les risques et les frais liés à la prospection, tout en favorisant le développement économique dans le Nord. Dans la seule région de Baker Lake, le projet de GEM a permis de produire 33 nouvelles cartes géophysiques au cours des 12 derniers mois et d’autres sont prévues puisque les travaux se poursuivent sur le terrain pendant l’été.
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MINE D’OR Meadowbank
La mine d’or Meadowbank, seule mine exploitée au Nunavut, appartient aux Mines Agnico‑Eagle Ltée (AEM), qui en font également l’exploitation.
Depuis le début de la production commerciale au mois de mars 2010, la mine a procuré des retombées économiques substantielles aux entreprises et résidents locaux. En plus d’assurer un emploi saisonnier pendant de nombreuses années aux habitants de Baker Lake et d’autres communautés locales, la mine a aussi fait appel à des fournisseurs établis dans le Nord pour 41 % de la somme de 1,26 milliard de dollars dépensée pendant les travaux de construction et d’exploitation de la mine, entre 2007 et 2010.
La mine a aussi procuré d’importantes retombées aux communautés inuites locales. Non seulement 39 % de l’effectif permanent de la mine est constitué d’Inuits, mais la société minière verse des redevances à la Nunavut Tunngavik Inc. (organisation inuite chargée des revendications foncières au Nunavut) puisqu’elle est située sur des terres inuites. En 2010-2011, la mine a versé environ 10 millions de dollars en redevances aux Inuits.
Le gouvernement fédéral a fourni un soutien pour mettre la mine en service. Plusieurs ministères fédéraux ont participé à l’évaluation environnementale et socio-économique du projet Meadowbank menée par la commission du Nunavut chargée de l’examen des répercussions. De plus, le gouvernement a soutenu le développement du secteur de l’exploration minérale au Nunavut dans le cadre de nombreux projets détaillés et régionaux de cartographie géologique et de recherches en géologie structurale.
Le projet Meadowbank est un bon exemple de la manière dont les travaux géoscientifiques du gouvernement soutiennent l’exploration minérale et le développement dans le Nord. Il montre que les mines nordiques de la nouvelle génération ont des retombées directes pour les communautés inuites, tout en assurant la protection de l’environnement.
L’exploitation de la mine Meadowbank et de son infrastructure de transport fait l’objet d’une gestion et d’une surveillance environnementales rigoureuses.
Faits saillants concernant la mine Meadowbank :
- Employés à temps plein AEM (en date du 31 juillet 2011) : 769
- Employés inuits à temps plein AEM (en date du 31 juillet 2011) : 289
- Durée de vie estimée de la mine : 2010-2019
- Type de mine : mine à ciel ouvert
- Production d’or annuelle moyenne (années 1 à 4) : 400 000 onces
- Total des coûts décaissés par once : 2011 (estimation) – 700 $
- Réserves exploitables à ciel ouvert : 3,64 millions d’onces (34 millions de tonnes à raison de 3,2 grammes/tonne (g/t))
- Ressources indiquées : 1,4 million d’onces (26 millions de tonnes à raison de 1,7 g/t)
- Ressources présumées : 0,7 million d’onces (10 millions de tonnes à raison de 2,2 g/t)
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ÉTABLISSEMENT D’UN BUREAU À IQALUIT POUR PERMETTRE À LA CHAMBRE DES MINES DES T.N.-O. ET DU NUNAVUT DE SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DANS LE NORD CANADIEN
Le gouvernement du Canada est déterminé à rendre l’économie plus solide et dynamique pour les familles et les entreprises du Nord, de façon à ce qu’elles puissent profiter des retombées des ressources abondantes dans cette région.
En ce sens, l’Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor) investit 230 000 $ sur trois ans en vue de l’établissement d’un bureau à Iqaluit pour la Chambre des mines des T.N.-O. et du Nunavut.
Le Nunavut a un gros potentiel pour ce qui est de l’exploration et de l’exploitation minières, qui suscitent de plus en plus d’intérêt chaque année. L’établissement d’un bureau de la Chambre des mines à Iqaluit servira à répondre aux besoins de l’industrie minière qui se développe dans le territoire.
Le bureau du Nunavut offrira divers services à l’industrie minière et aux gens du Nord. Il sera notamment chargé de l’élaboration, avec les gouvernements, d’un projet de loi efficace pour le secteur de l’exploitation et de l’exploration minières, ainsi que de la communication au public et aux médias des possibilités et des retombées de l’industrie minière du Nunavut. De plus, la Chambre fera la promotion auprès des étudiants, avec le gouvernement du Nunavut et avec le Collège de l’Arctique, des possibilités d’emplois qu’offre le secteur minier. La Chambre jouera un rôle clé dans l’organisation et l’expansion du Symposium minier annuel du Nunavut et elle participera à des expositions commerciales nationales afin de promouvoir l’industrie minière du Nunavut.
Organisation à but non lucratif créée en 1999, la Chambre des mines des T.N.-O. et du Nunavut dessert les entreprises de prospection actives dans les deux territoires. La Chambre cherche à favoriser un développement et une croissance prospères, ordonnés et responsables sur le plan environnement de l’exploration minière et minérale. Cette organisation compte plus de 900 membres, qui représentent des entreprises et des particuliers œuvrant dans les domaines de la prospection, de l’exploitation minière, de la consultation, ainsi que des fournisseurs de services et de matériel.
Le gouvernement du Nunavut et la Chambre des mines des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ont versé respectivement 330 000 $ et 268 000 $ pour cette initiative.
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GÉOCARTOGRAPHIE DE L’ÉNERGIE ET DES MINÉRAUX
En 2008, le Premier ministre Stephen Harper a annoncé le Programme de géocartographie de l’énergie et des minéraux (GEM) visant à aider les gens du Nord à profiter de nouveaux débouchés dans les secteurs énergétique et minéral, ainsi qu’à promouvoir le développement économique dans le Nord canadien.
GEM est un programme de cartographie géologique s’étalant sur cinq ans (2008-2013), de 100 millions de dollars, administré par la Commission géologique du Canada de Ressources naturelles Canada. Ce programme est conçu de manière à approfondir et à moderniser les connaissances géologiques relatives au Nord, afin de soutenir une exploration plus poussée en vue de la découverte de nouvelles ressources. L’information scientifique recueillie dans le cadre du programme GEM permet également d’éclairer les décisions relatives à l’utilisation du terrain, par exemple à la création de parcs et d’autres zones protégées.
Ce programme est appuyé par un groupe consultatif de gens du Nord constitué de représentants de gouvernements provinciaux ou territoriaux, du secteur privé et d’organisations autochtones de développement socio-économique.
Les principales activités du programme GEM sont les suivantes :
- Appliquer des connaissances scientifiques et technologiques de pointe en géologie ainsi que des techniques les plus avancées de géophysique aérienne, de collecte de données sur le terrain et d’analyse de laboratoire pour produire des cartes, des données, des rapports et des documents de recherche nouveaux. Les cartes géologiques à haute résolution, générées dans le cadre du programme, permettent aux gouvernements et au secteur privé de prendre des décisions éclairées au sujet de l’exploitation des nouvelles ressources énergétiques ou minérales et ainsi, permettre au Canada de faire un pas de plus sur la voie pour libérer le plein potentiel de ses régions nordiques;
- Rendre accessible par Internet les recherches et les cartes obtenues à l’intention des décideurs du gouvernement ou des organismes communautaires, aux investisseurs et aux planificateurs de l’utilisation du terrain;
- Inciter des communautés et des administrations locales à participer à des projets sur le terrain.
Le programme accroît nettement la quantité d’information géoscientifique dont l’accès est public au sujet du Nord canadien – notamment en indiquant les zones qui présentent un potentiel élevé pour ce qui est de l’or, du nickel, des éléments du groupe du platine, des métaux rares, des métaux de base et des diamants. Cette information est de plus en plus utilisée par le secteur privé au Canada et à travers le monde, car elle aide les sociétés d’exploration minière à éviter des risques et des frais de prospection, ce qui favorise le développement économique et crée des emplois.
Le programme GEM contribue aussi à la création d’emplois pour les communautés rurales ou éloignées situées dans le Nord canadien où les ressources font l’objet de travaux d’exploration ou d’exploitation. Par exemple, les entreprises qui ont à décider de l’endroit où elles investiront pour découvrir des gisements recruteront des gens sur place, elles leur donneront une formation et leur offriront des possibilités d’emploi.
Résultats
Actuellement dans la quatrième année de son mandat de cinq ans (2008–2013), GEM a procédé, jusqu’à maintenant, à 20 nouveaux projets sur le terrain dans les trois territoires nordiques et dans le nord de six provinces : Ontario, Québec, Colombie-Britannique, Saskatchewan, Manitoba et Terre-Neuve-et-Labrador. Vingt-quatre séries d’études régionales ont été effectuées, 341 versions ouvertes de nouvelles cartes géoscientifiques ont été affichées sur le site Web de Ressources naturelles Canada, et plus de 100 séances d’information technique ont été données à des endroits fréquentés par des représentants du secteur privé, du gouvernement et des ONG.
Le programme GEM a réussi à donner lieu à un certain nombre de nouvelles activités du secteur privé dans le Nord, notamment les suivantes :
- Coentreprise chinoise et canadienne de 50 millions de dollars pour faire avancer le développement d’un gisement de minerai de fer de la presqu’île Melville au Nunavut;
- Des activités d’exploration de diamant de 3 millions de dollars sur la péninsule de Booth, au Nunavut;
- alonnement correspondant à 114 permis de prospection diamantaire dans le sud-est de l’île de Baffin, au Nunavut;
- Découverte de gîtes de cuivre-or-argent au Yukon.
Il a aussi permis de fournir une estimation moderne et quantitative du potentiel non découvert en hydrocarbures dans le couloir de la vallée du Mackenzie. Dans le cadre du programme GEM, on estime qu’il reste à découvrir des ressources de l’ordre de 4,8 milliards de barils de pétrole et de 32,6 billions de pieds cubes de gaz naturel.
Au cours des 10-15 prochaines années, on s’attend à ce que le programme GEM génère plus de 500 millions de dollars en activité économique liée à des travaux exploratoires du secteur privé visant de nouvelles ressources énergétiques et minérales.
Les cartes et les rapports techniques produits dans le cadre du programme GEM peuvent être téléchargés gratuitement à partir du référentiel des données géoscientifiques de Ressources naturelles Canada, à l’adresse www.gdr.nrcan.gc.ca <http://www.gdr.nrcan.gc.ca/> . Le secteur privé et les parties intéressées consultent régulièrement les cartes et les rapports techniques en ligne à partir du référentiel de données.
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CRÉDIT D’IMPÔT POUR L’EXPLORATION MINIÈRE
Le crédit d’impôt pour l’exploration minière aide les entreprises à réunir le capital nécessaire à l’exploration minière. Il s’agit d’un incitatif fiscal qui stimule l’intérêt des investisseurs à l’égard des actions accréditives émises pour financer les travaux d’exploration.
Les actions accréditives permettent aux entreprises de renoncer à des déductions et de transférer des dépenses liées à leurs activités d’exploration au Canada à des investisseurs qui eux, peuvent les déduire de leur revenu imposable. Le crédit d’impôt pour l’exploration minière constitue un avantage supplémentaire pour les personnes qui investissent dans des actions accréditives, qui correspond à 15 p. 100 des dépenses canadiennes au titre de l’exploration minière. Ces actions sont particulièrement utiles dans le cas des sociétés en démarrage, dont le revenu imposable n’est pas suffisant pour leur permettre de profiter elles-mêmes de déductions d’impôt.
Le gouvernement a introduit le crédit d’impôt pour l’exploration minière au mois d’octobre 2000 à titre de mesure temporaire pour atténuer l’impact du ralentissement mondial de la prospection sur les communautés minières de partout au Canada. À l’origine, il devait prendre fin le 31 décembre 2003, mais la date d’expiration a été repoussée dans les budgets de 2003, 2004 et de 2006, jusqu’en 2010.
Afin de favoriser la reprise économique, le budget de 2011 prolonge d’un an de plus l’admissibilité au crédit d’impôt pour l’exploration minière pour les ententes relatives à des actions accréditives conclues au plus tard le 31 mars 2012. Cette prolongation permettra aux entreprises de continuer à réunir du capital destiné à l’exploration minière, à préserver et à créer des emplois dans le secteur minier canadien et de protéger les communautés minières aux prises avec des difficultés à long terme.